C'était des larmes, des toutes petites larmes qui coulaient bien sagement sur mes joues ce soir là. C'était la fin. En remettant toutes ces choses à leur place dans cet endroit quasi-désert, c'était un peu comme ranger bien soigneusement tous les souvenirs de ces années passées dans un coins de ma tête. Il le fallait. Il faisait beau, chaud et le soleil tardait à se coucher ce soir là. Je me souviens qu'après les rires, les cris il y eut un silence et puis plus rien. Voir cet endroit presque vide c'était comprendre que quelque chose allait changer. Voir cet endroit presque vide c'était affronter un truc qui faisait drôlement peur. C'était admettre malgré moi qu'une page était sur le point de se tourner. C'était devenir spectateur de sa vie l'espace d'un court instant. Je crois qu'au fond je n'étais pas encore prête à voir arriver ce soir là. Des beaux souvenirs de mes années lycée j'en ai des milliers et des milliers et pourtant malgré toute attente c'est à celui-là que je pense le plus souvent, à ce soir là. Peut-être parce que se devait être le dernier. Sûrement parce que c'était avec Toi. Je me force à sourire en repensant à tout ça pourtant aujourd'hui le c½ur n'y est plus vraiment. Tu sais, si les choses ont changés depuis ce soir là je sais que j'ai changé avec elles et tu vois c'était toutes les choses comme ça qui étaient loin de me préoccuper ce soir là. Ce soir là, c'était le jour de la dernière épreuve du bac un mercredi je crois. Ce soir là, c'était la dernière fois que l'on était tous réunis et on s'en foutait pas mal. Ce soir là, on a démonté tous ensembles une dernière fois ce décor qui était un peu chez nous et ce soir là en voyant les costumes étaler au sol j'ai compris que rien ne serait plus pareil désormais. J'ai eu mal ce soir là, j'ai ris ce soir là, je me suis souvenue ce soir là, j'ai aimé ce soir là, j'ai voulu oublier ce soir là et finalement j'ai gardé ce soir là comme la plus belle des fins. Des soirs comme celui-là il n'y en aura plus et c'est ce qui fait qu'il est devenu si spécial à mes yeux. Ce soir là j'y repense parfois et tout comme ce soir là des larmes, des toutes petites larmes coulent bien sagement sur mes joues.
J'y pense aussi à ce soir. Certes, j'essaie de ne plus y penser, mais j'y pense. Bizarre, dès que tu as dit ce soir là, je savais exactement de quel soir tu parlais. On était les dernières à partir. On était dehors. On est rentré, pour ramener les tables et les chaises. Et là... comme un gros silence. On ne s'en était pas apercu. C'était vide. Non, c'est sur, il y avait le petit bordel qui reste tjrs quand s'est presque fini... Quelques costumes qui trainent... Le pont d'éclairage. On aide à ranger, mais on le fait lentement... Parce qu'on sait que quand on aura fini, ce sera fini. Quand on aura fini, on fermera la porte derrière nous, et on y rentrera plus jamais. Pour moi en tout cas. Toi t'y es retourné, mais ce n'était plus pareil. En fermant cette porte, on y a laissé quelque chose. Ce quelque chose qui semblait faire de nous ce que l'on était à l'époque. Je savais que tout allait changer, mais j'esperai tellement pouvoir y retourner et faire comme si rien n'avait changé.
On pleurait. Personne ne comprennait trop pourquoi je crois. On n'aime pas montrer qu'on pleure, mais là, c'était le dernier de nos soucis. Le petit monde que l'on s'était frabriqué nous mettait à la porte.
Ce soir là, on ne voulait pas fermer la porte. Mais on l'a fait, et ce qu'on y a laissé, on ne le retrouvera jamais.
Ce soir là, c'était la fin. Le début aussi, d'autre chose. Rien de comparable ça c'est sur, mais on savait bien qu'on ne pouvait pas y rester eternellement.
Le premier jour du bac, un lundi. J'étais dans ma voiture, j'allais au lycée en passant par la petite forêt, et tu m'as envoyé un texto à ce moment là. Tu m'as dit : " Ce fameux jour qui te guette depuis le début de ta scolarité est enfin arrivé... C'est comme si tu devenais grand aujourd'hui à 8h pétante... "
On est devenu grand ce soir là.
Depuis, j'ai changé, et tu as changé aussi, et autour de nous tout a changé à peu de choses près. Mais ce soir là, je savais que même si ça allait être dur, je ne te laisserai pas partir. Je savais que même si je voulais abandonner je ne pourrai pas.
Parce que ce soir là, je me suis faite la promesse d'être heureuse malgrè tout. Et ça, je ne peux le faire sans toi.
Et c'est vrai maintenant comme ça l'était il y a un an.
<3
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J'y pense aussi à ce soir. Certes, j'essaie de ne plus y penser, mais j'y pense. Bizarre, dès que tu as dit ce soir là, je savais exactement de quel soir tu parlais. On était les dernières à partir. On était dehors. On est rentré, pour ramener les tables et les chaises. Et là... comme un gros silence. On ne s'en était pas apercu. C'était vide. Non, c'est sur, il y avait le petit bordel qui reste tjrs quand s'est presque fini... Quelques costumes qui trainent... Le pont d'éclairage. On aide à ranger, mais on le fait lentement... Parce qu'on sait que quand on aura fini, ce sera fini. Quand on aura fini, on fermera la porte derrière nous, et on y rentrera plus jamais. Pour moi en tout cas. Toi t'y es retourné, mais ce n'était plus pareil. En fermant cette porte, on y a laissé quelque chose. Ce quelque chose qui semblait faire de nous ce que l'on était à l'époque. Je savais que tout allait changer, mais j'esperai tellement pouvoir y retourner et faire comme si rien n'avait changé.
On pleurait. Personne ne comprennait trop pourquoi je crois. On n'aime pas montrer qu'on pleure, mais là, c'était le dernier de nos soucis. Le petit monde que l'on s'était frabriqué nous mettait à la porte.
Ce soir là, on ne voulait pas fermer la porte. Mais on l'a fait, et ce qu'on y a laissé, on ne le retrouvera jamais.
Ce soir là, c'était la fin. Le début aussi, d'autre chose. Rien de comparable ça c'est sur, mais on savait bien qu'on ne pouvait pas y rester eternellement.
Le premier jour du bac, un lundi. J'étais dans ma voiture, j'allais au lycée en passant par la petite forêt, et tu m'as envoyé un texto à ce moment là. Tu m'as dit : " Ce fameux jour qui te guette depuis le début de ta scolarité est enfin arrivé... C'est comme si tu devenais grand aujourd'hui à 8h pétante... "
On est devenu grand ce soir là.
Depuis, j'ai changé, et tu as changé aussi, et autour de nous tout a changé à peu de choses près. Mais ce soir là, je savais que même si ça allait être dur, je ne te laisserai pas partir. Je savais que même si je voulais abandonner je ne pourrai pas.
Parce que ce soir là, je me suis faite la promesse d'être heureuse malgrè tout. Et ça, je ne peux le faire sans toi.
Et c'est vrai maintenant comme ça l'était il y a un an.
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